Ce concept est fondé sur
la production du chauffage pour une maison par les seuls apports
thermiques
suivants :
- la chaleur émise par
ses occupants,
- la récupération de
l'énergie solaire,
- la chaleur émise par
les différents équipements électriques domestiques,
- la
récupération des thermies sur l'air vicié extrait.
Donc par des moyens de
production d’énergie passifs d’où cette étrange
appellation de «maisons passives».
Ce concept implique une
très forte isolation et une étanchéité drastique de l’enveloppe de
l’habitat. Pour l'institut de la Maison Passive, pour
consommer le moins possible, il faut en tout premier lieu réduire au
minimum les besoins de chauffage! C'est
un point essentiel qui le distingue de
la logique d'Effinergie dont les critères de labelisation BBC peuvent
être satisfaits par un ajustement entre niveaux de besoins de chauffage
et méthode de
production de celui-ci.
Mais comme il faut bien que les
occupants puissent respirer sainement, le concept s’accompagne
obligatoirement
d’une ventilation mécanique contrôlée. Pour pouvoir récupérer des
calories sur l’air chaud rejeté, cette ventilation est à double
flux avec échangeur thermique entre l'air neuf insufflé et l'air vicié
expulsé (la VMC 2 flux joue ainsi un double rôle : ventilation
et préchauffage).
NB. En période chaude, ce système permet de rafraîchir l'air ambiant !
Dans
la théorie de ce concept, il ne devrait pas y avoir de production
« active
de chauffage », le concept supposant la suppression d'une
installation de
chauffage classique. Dans la pratique, pour que cela soit possible, il
faudrait
que la disponibilité d’énergie passive intervienne en temps et en
quantité
correspondants aux besoins et que les capacités financières des acquéreurs permettent
d’acheter des maisons à des prix beaucoup plus élevés
Aussi, a été définie comme "passive" une maison dont
déperditions thermiques nettes restent inférieures à 15 KWH/m2/an
(kilowattheure par mètre carré de surface habitable et par
an), soit les déperditions de
l'enveloppe thermique du logement moins la récupération par l'échangeur de la
ventilation double
flux, la production de chauffage restant limitée à un chauffage
d’appoint!
Cette valeur n'est pas arbitraire,
elle a été calculée et
expérimentée pour conférer aux maisons passives le confort maximal. Elle correspond à l'énergie maximale que l'air peut
absorber et restituer dans des conditions optimales d'hygiène et de
confort. Outre leur faible consommation
d'énergie, les maisons passives sont donc aussi des lieux de vie où le
confort est optimal ! On s'y sent encore mieux que dans des
maisons "où on est (seulement) bien au chaud!".
Différents systèmes de chauffage d'appoint
sont envisageables :
-
la solution la moins coûteuse fera passer la consommation finale (celle
que l'usager
paie) un peu au-dessus de ces 15 KWH/m2/an,
-
la plus performante réduira la consommation finale à preque rien,
elle permettra de réduire la consommation finale au tiers environ mais
son coût d'investissement sera sensiblement plus élevé,
(voir schéma dans onglet "mise en oeuvre)
Grâce
à l'évolution des techniques, ce concept est, déjà depuis plusieurs
années, pleinement
validé par
la
réalisation de quelques milliers de maisons et d'immeubles en Allemagne,
Autriche, Suisse, en Scandinavie... !
L’installation
éventuellede panneaux solaires photovoltaïques
(2m2 avec leur rendement actuel) permet de rendre le système de chauffage
d'appoint autonome (en quantité mais non en temps réel) !
Reste le chauffage
pour l’eau chaude sanitaire (ECS) et
l’électricité pour les appareils électroménagers et audio-vidéo...
Avec le rajout de
capteurs solaires et de cellules photovoltaïques, sur
grosso-modo la moitié d'une toiture,
une "maison passive"
devient "positive" (soit une maison qui,
globalement, produit au moins autant d'énergie, voire un peu plus,
qu'elle n'en consomme).
La
réalisation d'une "maison positive" implique d'ailleurs de réaliser
d'abord
une "maison passive", sinon le surcoût est prohibitif !
NB : Le concept
de "maison passive (PHI)" prend en
compte également l'ensemble des énergies consommées dans un logement
dont la consommation totale d
'énergie primaire
ne doit pas dépasser
120 Kwh/m2/an :
- chauffage
(il en faut un minimum),
- eau chaude sanitaire (ECS),
- éclairage.
-
électro-ménager, audio-vidéos...,
Pour plus d'informations :-
http://www.lamaisonpassive.fr/spip/spip.php?article22-
http://www.asder.asso.fr/httpdocs/documents/BatimentPassif_19mars09_def_reduite.pdf